Pousser les cellules cancéreuses au suicide plutôt que la chimiothérapie: Des chercheurs étudient cette alternative pour vaincre le cancer.

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Certains chercheurs américains envisagent de développer un nouveau traitement consistant à contraindre les cellules cancéreuses à s’autodétruire. Une alternative plausible à la chimiothérapie ?


Crédit: Wikipedia

Pousser les cellules cancéreuses au suicide plutôt que d’essayer de les anéantir par la chimiothérapie. L’idée peut paraître saugrenue mais elle est pourtant très sérieuse et émane d’éminents spécialistes américains.

Cette nouvelle arme éventuelle dans la lutte contre le cancer est à mettre au crédit d’une équipe de chercheurs de la Northwestern University de Chicago. Ces derniers affirment en effet avoir trouvé le moyen de contraindre les cellules malignes à s’autodétruire, comme le rapporte le site « Sciences et avenir ».


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Une récente étude a été publie dans les revues eLife et Nature Communications, on apprend donc que des travaux, menés sur les molécules activées par les cellules lorsque ces dernières régulent l’expression des gènes, ont permis de déterminer l’existence d’une molécule singulière, qui pourrait à l’avenir être utilisée comme une alternative crédible à la chimiothérapie.

Contraindre les cellules cancéreuses à s’autodétruire

Dit comme ça, cela peut paraitre abstrait mais c’est en réalité très simple. Explications : il faut savoir que de nombreuses cellules non fonctionnelles naissent quotidiennement dans notre organisme et que ces dernières peuvent acquérir à terme des propriétés dangereuses et se multiplier, ou encore échapper à notre système immunitaire. Un mécanisme qui peut engendrer un cancer.

Mais, dans le même temps, nos cellules ont également la capacité de détecter leur non-fonctionnalité et activer ainsi des gènes entraînant leur autodestruction. C’est ce que l’on appelle l’apoptose, ou mort cellulaire programmée. Ce processus se déroule de la manière suivante : les cellules activent des micro-molécules appelées ARN interférents et celle-ci provoquent de fait la destruction.

Seulement voilà, les cellules cancéreuses qui mutent on la faculté de bloquer les séquences génétiques permettant d’activer l’apoptose. Ces séquences peuvent certes être réactivées « artificiellement » à l’aide de la chimiothérapie, mais ce traitement lourd aux effets indésirables s’attaque aussi aux cellules saines et fonctionnelles. Vous avez bien tout compris ? Parfait, fin de cette parenthèse digne d’un cours de SVT.

Pour enrayer ce mécanisme susceptible de provoquer un cancer, les chercheurs de la Northwestern University de Chicago ont donc eu l’idée de fixer directement ces fameux ARN interférents sur les cellules cancéreuses. Simple, n’est-ce pas ? Encore fallait-il y penser.


Crédit: AuntSpray (Shutterstock)

Contrôle de la prolifération cellulaire, lésions de l’ADN et mort cellulaire

Trois gènes importants interviennent dans la prolifération cellulaire et ses déséquilibres. Les oncogènes, des gènes régulateurs positifs de la multiplication cellulaire ; en cas de cancer, ils deviennent hyper-actifs. Puis il y a les gènes suppresseurs de tumeur, qui sont des régulateurs négatifs : en cas de cancer, ils sont inactivés. Et enfin, les gènes réparateurs, qui commandent les mécanismes de réparation de l’ADN en cas de lésions et de mutations : ils sont également inactivés dans le cancer.

Source : Nature / E-Life

 

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